Qui sommes-nous?

Lutte commune est un regroupement de militant.e.s syndicaux qui vise à mettre de l’avant une
vision combative, solidaire et démocratique de l’action syndicale. Le coeur du réseau est formé
d’une quinzaine de personnes qui travaillent en santé, en éducation, dans les services sociaux
ou au sein du mouvement syndical lui-même. Nous sommes membres de l’APTS, de la CSN,
de la FAE, de la FIQ et de la FTQ. Nous accueillons des syndiqué.e.s de tous secteurs et toutes
affiliations. Nous sommes convaincu.e.s que le renouveau du syndicalisme, autant sur le plan
des idées que des pratiques, est une nécessité pour obtenir des changements sociaux profonds
et progressistes au Québec. Notre objectif n’est pas de remplacer les organisations syndicales
établies ou leurs instances, mais de favoriser les échanges et la création de liens entre
militant.e.s syndicaux de toutes provenances pour promouvoir cette vision du syndicalisme.

Notre action repose sur quatre principes :

1) La démocratie
Le syndicalisme doit être un outil d’auto-organisation des membres. Cela implique de maximiser
la participation de toutes et tous au sein de structures démocratiques. En plus d’être des
espaces critiques, les syndicats devraient aussi permettre aux membres de faire
l’expérience d’une démocratie directe, ce qui peut servir d’inspiration pour une société
réellement démocratique et égalitaire. Nous sommes convaincu.e.s que cette approche de
mobilisation est la plus efficace , puisque le syndicat est entre les mains des syndiqué.e.s.

2) La combativité
Le syndicalisme militant doit reposer sur une analyse de classe et une critique du système
économique actuel et de ses impasses. C’est en augmentant notre rapport de force que l’on
peut obtenir des gains: cela implique de dépasser l’action juridique et de remettre en
question, lorsque nécessaire, le cadre légal qui restreint des actions politiques légitimes.
Cela implique aussi le rejet du syndicalisme de partenariat, au profit d’une perspective
stratégique de lutte pour faire des gains contre l’État et le patronat.

3) L’unité
Le syndicalisme est l’un des fronts essentiels d’une bataille plus large pour une plus grande
justice sociale, qui comprend aussi les luttes environnementales, féministes, anti-racistes,
étudiantes, etc. Les syndicats doivent concevoir leurs luttes de manière non-corporatiste. Il
faut s’allier aux autres groupes progressistes pour obtenir des changements substantiels
bénéficiant à l’ensemble de la société, sans se placer en surplomb ou en position d’autorité.

4) L’autonomie
L’unité sur les buts à atteindre ne doit pas mener à une uniformité des tactiques et actions.
C’est lorsque le mouvement syndical fait place à la créativité et aux initiatives variées de ses
membres qu’il est vivant et fort. L’activité syndicale ne peut se limiter à des réunions arides
et procédurales : elle doit favoriser l’ empowerment (capacitation) et permettre d’ouvrir des
espaces de coopération, d’expression et d’action collectives, et en ce sens elle devrait aussi
être stimulante et plaisante.

Ultimement, notre implication dans le mouvement syndical s’inscrit dans la perspective à long
terme de construction d’une société juste, égalitaire, écologique et profondément démocratique.
Nous reconnaissons que ce projet nécessitera des transformations sociales fondamentales,
notamment le dépassement de l’économie capitaliste. À cet effet, les syndicats par leurs
campagnes doivent mettre en lumière les limites du capitalisme et la nécessité de changer
notre société en profondeur. Nous croyons qu’il faut transformer le syndicalisme pour qu’il
redevienne un outil d’organisation collective et démocratique qui confronte l’État et le patronat
pour obtenir des gains substantiels plutôt que de faire des concessions.

Au plaisir de travailler avec vous à l’avancement des causes sociales et syndicales qui nous
concernent tou.te.s !

Vos allié.e.s de Lutte commune